[Témoignage] – Antoine De Vaubernier

26.10.2022

Que retiens-tu de ton parcours 3A ?

15 ans après ma première année à 3A, je suis convaincu que mon passage à l’école m’a permis d’être où je suis aujourd’hui : sur un job à l’impact et dans lequel je m’épanouis.

3A a clairement développé mon esprit critique. L’enseignement fourni permet la structuration, présentation et confrontation d’idées. Je me rappelle d’un intervenant qui disait « un 3Ayen a toujours un avis ». C’est un atout important, et qui se retrouve pourtant peu dans le monde professionnel : prendre du recul sur ce que l’on fait et l’impact réel que l’on a.

L’école, à travers ces enseignants ou stages, entretient par ailleurs un terreau fertile à l’ouverture aux autres et à la connaissance du monde qui nous entoure. Enfin je retiens les activités associatives en dehors de l’enseignement. La diversité des assos soutenues par l’école est une grande richesse. J’avais participé à en créer une, L’Art de L’Eco, qui avait pour objectif de transmettre les bons plans de consommation responsable aux étudiants lyonnais via la publication d’un guide.

 

A l’issue de tes études, quel a été ton parcours ? Tes expériences professionnelles ?

Lors de mes années à l’école j’ai mûri progressivement, par mes échanges et expériences, l’engagement professionnel que je souhaitais suivre. J’ai voulu me tourner vers le monde de l’entreprise, que je considère comme levier extrêmement fort de destruction ou de création de valeur.

Du coup, après 3A, j’ai suivi un master en Management à la Sorbonne. C’est ainsi qu’en stage de fin d’études j’ai pu rejoindre le Groupe Danone dans les équipes RSE centrales. J’ai enchainé stages et CDD sur des thématiques de reporting Développement Durable, de stratégie et d’engagement. J’ai été rassuré en voyant l’énergie impartie par les équipes pour faire avancer les choses.

Cependant, le terrain me manquait, j’avais besoin de contribuer auprès des opérationnels à changer de modèle. J’ai donc intégré les équipes logistiques pendant 3 ans, en gérant des projets puis en pilotant une base logistique. Ces expériences m’auront permis de me frotter à la réalité du management et aux métiers des Opérations.

 

Quel est ton métier aujourd’hui ?

J’ai aujourd’hui un métier que j’ai fait créer au sein de Danone et qui n’existe pas ailleurs : le développement des filières, pour la marque Les 2 Vaches.

À l’intersection entre les achats, la gestion de projets agricoles locaux et le marketing, mon métier consiste à identifier les besoins sociétaux de producteurs, d’y répondre par des programmes territoriaux et d’expliquer tout cela à nos consommateurs – citoyens.

Ainsi, je construis des solutions locales aux problématiques de remplacement des générations d’agriculteurs, de réduction de l’empreinte carbone, de bien-être animal ou de techniques de production.

Depuis 5 ans, j’ai pu contribuer aussi à la labellisation BCorp de Les 2 Vaches ou à faire certifier en commerce équitable la première filière laitière de lait en France.

Enfin, le changement ne pouvant être que collectif, j’aide mon équipe et Danone à construire les conditions de la prise d’initiative d’autres salariés via l’intrapreneuriat. Je suis convaincu que le changement doit provenir des « indignations » individuelles des salariés en organisant leur volonté d’entreprendre en interne.

 

Quels conseils donnerais-tu à de futurs diplômés 3A ?

J’aurais trois conseils à partager avec les futurs diplômés :

- Conservez votre « indignation » dans le temps ! Qu’elle vous serve à construire votre engagement professionnel pour avoir de l’impact par la suite.

- Nourrissez votre esprit critique et votre connaissance du monde que l’école apporte. Peu importe votre métier ensuite.

- Profitez des associations, stages et projets d’étude pour connecter avec le monde professionnel et développer les attitudes de l’entrepreneur : autonomie, créativité & responsabilité.

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